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s me donnent envie de rester sous la couette. Je me lève et me précipite sous la douche. J'enfile ensuite mes baskets roses, je mets mon blazer et, enfin, je serr
té le Michigan, depuis que ma vie tranquille et douce a été em
sé Violet Carrow et a décidé que New York était désormais notre « chez-nous ». Violet, avec ses sourires forcés et
le moteur. La route scintille sous la pluie et je serre le volant plus fort, comme pour apaiser l'angoisse qui me noue l'estomac. Mon père a dit qu'il connaissait quelqu
ojets. Je voulais me concentrer sur mes études. Je voulais forger mon propre avenir et non celui que mon père avait tracé pour moi. Mais il a insisté, affirmant que
te tour de verre, dont la surface miroitante engloutit le ciel d'un noir d'orage. À l'intérieur, l'ascenseur
nt, pesant sur mes épaules. Chaque bureau est occupé, chacun absorbé par son é
est pas le genre d'endroit où l'on sympathise autour d' un café ou où l'on échange ses anecdotes du week-end. Ici, c'est la l
o
ostumes impeccables, des femmes en robes tailleur, chaque détail de leur apparence soigné à la perfection. Le pouvoi
umaines qui m'appelle est aussi
n regard impitoyable, et son ton me donne l'impression d' échouer déjà à un examen invisible. Je réponds polim
personnel
voir, celui dont on ne parle qu'à voix bass
e cette entreprise, que son empire s'étend jusqu'a
fle. Le genre d'homme dont la beauté est une arme, dont l'obscurité se lit sur chaque trait de son visage. D
ne peux me permettre d'échouer. Alors que le soir approche, l'épuisement me gagne, mes jambes sont lourdes, mais je sais qu'il va
esque trop désinvolte. « La salle de réunion. Rassemblez les
quand j'y entre, le ciel d'un noir d'orage se lisant contre les vitres. J'expire, mes épaules se
u dîner, puis au sommeil, à la possi
i se referme derrière moi brise l'illusion. Je
me
froide et électrique
lentement, le
urance. Il porte un costume anthracite sur mesure, dont le tissu épouse parfaitement sa carrure imposante. Il est beau. Je le fixe du regard une seconde d
la
rd me tr
voix est grave et suave
tante. J'ai commencé aujourd'hui
« On vous a envoyée ici. » Sa voix est calme, mais mortelle. « Vous êtes une taupe. Une arnaqueuse. Vous che
ne, s'avançant jusqu'à ce que je sente sa chaleur contre moi. « Enlève ta veste. » Je recule en la ser
ma salive nerveusement. M
-il doucement, le canon du pis
éboutonne ma veste et la la
piquent les yeux, mais mes doigts obéiss
he, le pistolet toujours en main, le visage impassible. Je reste figée, le s
nt à l'élastique de ma culotte et la tir
rps tremble. Mes
la recherche de... quelque chose. J'ai du mal à respirer. Son toucher n'est
nt silencieuseme
. Il détache mon sou
e. Complèt
une seconde de trop. Sa mâchoire se crispe et quelqu
sanglots, me serrant contre moi-même, « je ne le suis pas. Je ne suis pas cel
ses yeux sombres tandis qu'il s'accroupit et ramasse mes
e. » Il ne bouge pas. Il reste planté là tandis que j
m'éclipse de la pièce, mes ta
e retou
fixer... comme une ombre dont je

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