img Sa Principessa réincarnée  /  Chapitre 2 Julia | 1.10%
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Historique

Chapitre 2 Julia

Nombre de mots : 1899    |    Mis à jour : 28/04/2026

lhouettes sans corps, des ombres qui murmurent dans un couloir que je ne vois pas. Je flotte entre elles, inc

étage ! gronde une voix masculine, jeune, suave,

bel

e ce

pleure à mon chevet c

e ta sorellona... ajoute la femme au parfum

llon

de s

le. Je n'ai pas de sœur. Je n'en ai jamais eu. Personne ne m'a jamais appelée ainsi. Pourtant, ces gen

plus grave, plus posé, avec

lement besoin de temps... qu'ell

elle n'en fait qu'à sa tête, qu'elle a pris le premier vol pour venir ici malgré les recommandations de son gra

t, presque violemment, comme si mo

fami

frè

pare

plus de

comm

qui supplie, qui espère, qui

comment rouler des gnocchis, ses mains fripées tachées de farine, son rire qui crépite comme l'huile chaude. Un homme qui me porte sur ses épaules pour décorer un s

euse dans ce

anière que je n'

atteo qui revient en courant quand je tombe et m'érafle le genou. Plus tard, une chambre, des larme

partiennent à qu

ette M

s'ils étaient à moi, comme si n

intillantes, les flashs. Je me vois - ou plutôt elle me voit - quitter la salle avec Angel, Erin, Kalia. Juliette m'admirait. Elle rêvait d'être cheffe

u'elle tente d'héler un taxi. Et la voiture qui surgit. Trop vite. Trop ciblée. Une

e t

gli

s rouges immobiles

lui vrill

ière e

le

te est

e je suis mor

Kaz qui sabre le champagne, les filles qui rient, puis la secousse, le trou béant dans la carrosserie

qui s'échappe déjà de mon corps, et son désespoir qui me traverse comme une onde brûlante. To

ennent d'être brisées au même instant, deux corps fauchés par la

propre corps, au-dessus de Béru qui me serre contre lui comme s'il pouvait me retenir par la force de son amour, mais une puissance invisible m'arrache à lui et m'entraîne

ue, celui de Juliette, entouré d'ambulanciers qui s'affairent avec une urgence fébrile pour tente

enne. Je sens leur détresse comme si elle me traversait, co

tter Béru pour glisser vers Juliette, vers son corps meurtri, vers sa vie interrompu

e mon histoire ne s'arrêterait pas là, que mon âme devait trouver refuge dans la

sible m'arrachait à ce qui reste de mon propre corps pour me projeter vers le sien. Ce n'est pas une chute, ni un vol, ni un glissement ; c'est un mouvement total, irrésistible, qui me traverse de part en part e

de ses os, comme si je glissais dans un vêtement trop étroit, trop neuf, trop différent du mien. Je sens sa mémoire, ses émotions, ses peurs, ses joies, comme si elles se déployaient autour de moi pour m'accueillir, pour m'envelopper, pour me rec

frôlent, nos sensations se mélangent, nos douleurs se répondent. C'est un choc, un éclair, une vérité qui s'impose sans que je puisse la contester : je sui

t à fonctionner sous ma peau. La lumière s'impose ensuite, brutale, tranchante, et je comprends que

op hautes. Mon propre corps me semble étranger, comme si mes nerfs n'étaien

se penchent au

ent, trop proch

'écrie Isabella, la vo

à. Mes mains bougent instinctivement, comme avant, comme quand j'étais Julia

s regards

compren

on se fait da

n'était p

emble sous

rait-il

mot. Puis un autre. La mamma de Juliette pleure de joie. Le papà m

famille italienne dans toute sa splendeur : bruyante, chaotique, vivante. Rien à

une pensée me

t-être voulu la

hose en moi se crispe. Je suffoque sous leurs attentions. Je ve

de me r

tend

t, suspendus

oin... d'u

lence

ur

ai

es regards. Inq

er qui? dema

e son nom. Pas enc

sais pas qui a voulu

je dét

torités... pour compren

étendent

s compl

de composer le numéro de mon mari, de lui hurler

un corps qui n'est pas le mien, entourée d'une famille qui m'aime d'un amour qui ne m

is devoir devenir celle qu'ils croient voir, au moins assez longtemps pour comprendre ce qui s'

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