Alors c'est quoi l'amour selon vous ? N'est-ce pas l'une des plus belles choses qui puisse nous frapper à l'œil ?
Alors c'est quoi l'amour selon vous ? N'est-ce pas l'une des plus belles choses qui puisse nous frapper à l'œil ?
Amour : nom masculin : Sentiment vif qui pousse à aimer (qqn), à vouloir du bien, à aider en s'identifiant plus ou moins.
L'amour et l'amitié.
synonymes : aimer, affection
PROLOGUE
« - Me dis surtout pas que t'es sur son profil ? tonne Nana en revenant de la cuisine.
- Non ! Bien sûr que non ! j'hurle presque en rangeant mon téléphone. J'étais... j'étais en train de... De consulter mes mails.
- Quel bon mail tu peux consulter à 23h un vendredi soir sachant que tu as été virée il y a une semaine ?
- Merci de me rappeler cet épisode fâcheux. je me rembrunis en m'enfonçant un peu plus dans ma chaise. Je te rappelle que je tiens un blog et que je reçois des messages de mes abonnés ! »
Elle me regarde de travers, pousse un soupir bref, puis s'assied en face de moi en secouant sa tête.
« - Un blog qui te rapporte que dalle mais que tu t'évertues à entretenir comme s'il en valait des million ! C'est pathétique.
- Je sais. Ma vie est pathétique.
- Au moins tu en es consciente. C'est déjà un bon début. »
Je soupire à mon tour et m'empare du plat posé sur la table.
« - Il était en train de faire quoi ? elle me demande l'air de rien.
- Diner avec une femme. je réponds du tac au tac avant de lever la tête et tomber sur son sourire, celui plein de dédain qui accompagne souvent sa phrase préférée « tu fais pitié. » »
Je me suis fait démasquer comme un bleu, mais ça m'est égal. Ce que je viens de faire est un non évènement pour elle qui me connaît depuis toujours. C'est une activité que je pratique depuis aussi longtemps que remonte ma rencontre avec Liam. Je passe mes journées à bosser et mes pauses à le stalker. Enfin ça, c'était avant d'être virée. Depuis une semaine, je passe mes journées à le stalker, tout simplement. La plupart du temps, je n'apprends rien de nouveau, je me contente juste de regarder ses photos, sourire niaisement devant son sourire, éclater de rire devant ses commentaires et ses posts. Je sais, je fais de la peine, mais c'est plus fort que moi. C'est les conséquences stupides de l'amour.
« - Non mais tu te rends compte de la qualité de ta connerie ? elle ricane en s'adossant à son siège. Le mec est en train de diner avec une femme qu'il baisera à tous les coups après ça et toi t'es là, à le suivre comme un toutou derrière un écran.
- Je l'aime. je réponds simplement en piquant des légumes dans mon assiette.
- Tu l'aimes ? elle répète en éclatant de rire. Toi tu l'aimes ?! Tu sais épeler le mot aimer ? Tu connais sa signification ?! Arrête-moi tes conneries ! A ton âge, on a passé le droit de sortir autant d'absurdité.
- C'est pas parce que t'as un problème avec les hommes que tu vas minimiser ce que je ressens pour Liam. Je l'aime, je suis amoureuse de lui, c'est un fait ! T'es pas d'accord avec mes choix, c'est un autre fait, mais ne minimise pas ce que je ressens pour lui ! »
De nouveau, elle éclate de rire, mais cette fois sans aucune retenue.
Je déteste lorsqu'elle fait ça. Lorsqu'elle se fout de ma gueule aussi ouvertement. Je suis supposée avoir l'habitude après tout, on a grandi ensemble, mais non, ça ne passe toujours pas. Et je doute que ça passera un jour. Je m'empare de mon verre de vin rouge et l'avale d'une traite avant de m'en servir un nouveau et de le boire aussi vite que j'ai bu le premier verre. Moi qui voulais passer une soirée sympa...
« - Pardon ! elle ricane en essayant de se reprendre. Pardon ! Vraiment. Je ne voulais pas me moquer mais...ta phrase la « Je l'aime, je suis amoureuse de lui, c'est un fait ! », c'était trop ! Tu peux m'expliquer comment tu peux aimer un homme avec qui tu n'as eu aucune relation ? Un homme qui ne te calcule même pas ? Un homme dont tu ne connais absolument rien excepté ce qu'il laisse montrer sur ses réseaux sociaux ? Tu aimes quoi chez cet homme ? Son sourire ? Son visage ? Tu es amoureuse de quoi chez lui ?
- ...
- C'est bien ce que je me disais. Elle sourit devant mon silence avant de me singer. « ne minimise pas ce que je ressens pour lui ! » ! Le jour où t'auras le courage d'aller le voir, de lui dire ce que tu ressens, on pourra peut-être parler de « minimiser quelque chose », en attendant ton affaire ressemble plus à un béguin de prépubère qu'il serait temps de ranger dans la case « année lycée » de ton cerveau.
- Tu as fini ?
- Oui !
- Parfait, je vais prendre l'air. j'annonce en me levant. »
Elle ne cherche pas à me retenir, c'est pas son genre. Elle se contente de me balancer un « bonne promenade oh ! » tandis que je m'empare de mon manteau. Je dévale les escaliers aussi vite que mes jambes me le permettent et laisse mon visage être embrassé par la fraîcheur de la nuit glaciale. La douce chaleur de l'appartement et les quelques verres d'alcool consommés plus tôt dans la soirée m'ont fait oublier que nous étions en février et que les nuits avaient des allures d'hiver de Sibérie. L'idée de remonter prendre un pull et troquer ma robe contre un pantalon m'effleure l'esprit un quart de seconde avant de renoncer. A cette allure, la température actuelle m'aidera à dégriser et me donnera le coup de fouet dont j'ai besoin pour aller jusqu'au bout de l'idée qui me trotte en tête depuis quelques minutes.
Il est peut-être temps de montrer à Nana qu'elle se trompe, que c'est beaucoup plus que ce qu'elle croit savoir, que son histoire ne déterminera pas la mienne parce qu'elles ne s'écrivent pas de la même manière.
Un coup d'œil sur les profils Instagram et Facebook de Liam, m'indiquant qu'il n'est plus avec la jeune femme du diner, finit de me convaincre du bienfondé de ma démarche.
Tout en pianotant sur mon téléphone, je me dirige vers la station de bus la plus proche où je rattrape le Uber que je viens de commander.
J'essaie de me donner un peu de courage en mettant de l'ordre dans mes idées. Face à lui, je serai capable de perdre tout mon vocabulaire et balbutier des propos incohérents. Ce qui m'est déjà arrivé par le passé.
Les routes parisiennes sont assez fluides en cette nuit. Il me faut moins d'une vingtaine de minutes pour me retrouver en bas de son immeuble.
Les yeux fixés sur les fenêtres du troisième étage à gauche, je prends une grande inspiration puis franchis en quelques enjambées la distance qui me sépare de l'immeuble.
Mille et une questions se bousculent dans ma tête devant la porte de son appartement. Je ne suis plus si certaine que mon idée soit aussi judicieuse qu'elle semblait l'être il y a vingt minutes. Je suis à deux doigts de renoncer et rebrousser chemin lorsque je me rappelle les paroles de Nana et d'un fait me concernant : Je passe toujours pour celle qui renonce et ne va jamais jusqu'au bout de ces idées. Ce que personne ne sait, c'est que cela représente pour moi le moyen de ne pas être pris de court par l'échec ou le rejet. S'il y a bien deux choses dans la vie que je redoute le plus, c'est l'échec et le rejet. Ce sont deux notions qui me tétanisent, qui me hantent. Pourquoi ? Parce qu'elles marquent pour toujours, parce qu'elles ont la capacité de me faire tomber et de me maintenir au sol, parce qu'elles demandent une force que je n'ai pas pour les surmonter et me relever, je le sais parce que j'ai déjà été victime d'elles et que j'ai eu du mal à me relever. Sans Moses, je serai toujours à terre... Mais aujourd'hui, il faut que je fasse ce pas, que je lui montre, à Nana, que cette fois, pour lui, je peux aller jusqu'au bout. Alors fébrilement, je tends ma main vers la sonnette et appuie pendant moins de cinq secondes.
Personne. Il semble n'y avoir personne. Il aurait pourtant déjà du être rentrer.
Je patiente dans la cage d'escalier, assise sur les marches glacées pendant une vingtaine de minutes. Mon corps est pris de tremblements depuis l'instant où le tissu léger de ma robe à rencontrer le granite poncé des marches. Mon manteau n'est pas assez long pour recouvrir mes fesses. Je me serais bien levée mais, je ne suis pas certaines que mes jambes réussiraient à me porter aussi longtemps que je le voudrais.
Ça me rappelle cette époque du lycée du lycée où nous avions une clé pour trois.
J'avais cette manie, qui quand j'y repense, tire ses origines de mon adolescence, de perdre le double que je possédais des clés de l'appartement dans lequel nous vivions. Ça avait le don de mettre Moses dans tous ses états. Déjà qu'il n'était pas du genre patient et concilient, avec cette manie, je n'ai pas arrangé les choses. Il en a eu assez de constamment faire faire un double, puis un soir, après lui avoir annoncé pour la énième fois que je venais de perdre mes clés, il a décrété qu'il ne ferait plus de double et que je devrais dorénavant l'attendre pour rentrer à la maison. Je pensais qu'il mentait, qu'il disait cela pour me faire réagir et prendre conscience, mais non. C'était vrai. Ce qu'il avait dit, il l'avait fait. Pendant trois semaines et quatre jours, j'ai attendu dans la cage d'escaliers, qu'il rentre de la fac lorsqu'il finissait après moi. Ce qui se produisait tous les jours. Et les week-ends, je ne pouvais même pas sortir excepté lorsqu'il était présent, ce qui, là, était rare.
Heureusement pour moi, Liam est arrivé le cinquième jour de cette quatrième semaine. Moses lui a fait une clé et Liam a partagé ses clés avec moi. Ils les mettaient au-dessus du plus haut boitier de protection se trouvant dans la colonne montante, je me remémore en me levant.
Je me dirige vers les portes, cachant les installations électriques et tends ma main vers le sommet du plus haut boitier de protection, je sens une clé. Je m'en empare et l'insère dans sa serrure sans trop réfléchir.
Ce n'est qu'une fois face à son salon parfaitement rangé, à cette odeur particulière de savon de Marseille et d'agrumes que je réalise. Je viens de rentrer chez lui.
Je n'étais jamais venue ici seule, où sans raison particulière. Je me l'interdisais. Nana dirait que j'avais la trouille. C'est probablement vrai.
Je déambule dans le salon, en essayant de le reconnaître, de le deviner dans chaque meuble, chaque disposition, mais je suis limitée aux espaces et aux objets qui acceptent de se révéler aux reflets de la lune. Comme avant, ses rideaux sont grands ouverts. Mes yeux se posent sur le bar garni de différents whiskies, son alcool préféré. Il peut passer des heures à déguster des single malts, savourer leurs arômes tout en fumant un bon cigare. C'est cliché. Tellement cliché. Mais ses yeux amandes, son regard profond et sa voix profondément caverneuse font oublier ce détail. D'où je me trouve, je ne peux pas lire le nom des wiskies. J'ose pas appuyer sur l'interrupteur et illuminer la pièce.
Je me contente de m'embarrer de la bouteille de whisky la plus accessible et d'un des verres se trouvant au-dessus du bar.
Je me sers un verre que je bois cul-sec sans prendre le temps de le déguster. L'alcool à cette capacité à désinhiber qui que ce soit et délier les langues afin qu'aucun nœud ne retienne les mots. Et c'est exactement de ça que j'ai besoin, à l'instant. D'être désinhibée, sans barrière, un peu comme ces personnes amoureuses. Je ne les trouve pas rationnel. Les gens amour ne sont jamais rationnels. Ils font preuves de courage et même de ridicule pour l'être aimé. Ils sont prêts à tout pour faire parler leur sentiment et moi je veux être comme ces gens.
La température à l'air d'avoir augmenté, ou alors, mon corps s'est réchauffé. J'ai besoin de fraîcheur, je me dis en retirant mon manteau puis ma robe. Il fait vraiment trop chaud.
« T'inquiète pas, je dois avoir te quoi te détendre.
- J'aimerais bien sav... Liam, c'est une blague ? C'est qui celle-là ?! »
*
* *
« - C'est pas vrai ! hurle Nana. Tu n'as pas osé faire ça ! »
J'ai tellement honte de moi que je ne sais plus où me mettre. Et ce mal de tête qui n'en finit pas. Ça tambourine tellement à l'intérieur. Depuis que je me suis laissée glisser contre le mur et que mes fesses ont une fois de plus rencontrées la fraîcheur du sol carrelés, la douleur n'a pas diminué.
« Il lui a répondu quoi ? Et il t'a dit quoi ? elle me demande avec une pointe d'excitation qui m'agace assez. C'est énorme !
- Y'a rien dans ce que je viens de te raconter qui explique le sourire banane qui étire tes lèvres et les pépites qui brillent dans des yeux.
- Tu rigoles ? Tu t'es retrouvée nue comme un ver, complètement éméchée, sur le sofa de Liam qui rentrait avec sa proie de la soirée le jour de la saint Valentin ! Mama avec ça on peut réaliser une télénovelas made in Brazza ! elle s'écrit avant d'éclater de rire. Le moment où ils t'ont retrouvée nue, le caméraman allait faire des zooms sur le visage de tout le monde, puis braquer la caméra sur toi un peu plus longtemps avec le son qui fait « guin-guin » ! Et là on coupe ! Fin de l'épisode !
- Tu as fini ? »
Elle se remet à rire à gorge déployée et moi je parviens à trouver la force de réussir à ne pas pleurer. Je ne sais vraiment pas ce qu'il m'a pris, comment j'ai pu me retrouver dans une situation pareille. Ce qui me fait le plus mal, c'est la dureté des paroles de Liam en me voyant et cette froideur dans son regard, comme si rien au monde ne pouvait plus le dégouter que de me voir là, chez lui.
J'en suis venue à douter de mes sentiments et de ce que j'avais jusqu'à présent défini comme de l'amour.
« - Arrête de pleurer. Ça ne servira à rien. Il faut juste que tu comprennes que dans la vie, il ne faut jamais s'attendre à deux choses : les hommes et l'amour. Ils biaisent les relations et font extrêmement mal lorsque l'on se retrouve face à la réalité et sans eux. Nous savons tous que Liam est conscient des sentiments que tu as pour lui et s'il tenait un tant soit peu à toi, il t'aurait préservé en te parlant plus tôt. Mais c'est un enfoiré qui passe son temps à tremper son biscuit dans tous les bols de lait chaud qu'il trouve sur son chemin. C'est pas un mec bien. Il n'y a aucun mec bien. Assimile-ça vite et passe à autre chose. J'ai fini par le comprendre et il serait temps que toi aussi tu le comprennes. »
J'ai déjà essayé. J'ai déjà essayé sans y arriver et lorsque j'ai essayé, sans succès, j'assimilais cela à la définition que je pensais être de l'amour. Et il faut croire que je m'étais fourvoyée, l'amour. Ce n'était pas ce que je ressentais pour Liam, ce n'était que l'ombre. Reste plus qu'à savoir, c'est quoi l'amour. Et de m'en éloigner au possible.
- Écoute, tu fais partie d'une famille et en temps que membre tu as des obligations. Tu te dois de t'y tenir. Ta mère et moi sommes passés par là, nous n'en sommes pas morts comme tu peux le constater. Crie mon père. - C'est une blague, tu oses te prendre en exemple ? Mais tu es tombé sur la tête mon cher père ! Dis-je sarcastique - Tiya, comment oses-tu parler de cette façon à ton père, je ne t'ai pas élevé ainsi, demande lui pardon. - oh mais Jeanne, sa façon de me répondre t'étonne réellement? Si tu me l'avais envoyé comme convenu lorsqu'elle était plus jeune, jamais elle n'aurait eu ce comportement irrespectueux. C'est le fruit de l'éducation que tu lui as donné, pourquoi t'étonnes-tu?! maman baisse aussitôt la tête. Je ne comprends plus rien, mais que se passe-t-il? Est ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ? C'est peut être un bad trip ? Oui c'est ça. Je dois sûrement faire un bad trip après tout. Je ferme les yeux et pratique quelques exercices de respiration. J' ouvre mes yeux et....non, rien ne se passe. Je suis toujours dans le salon de la villa de mon père à Brazzaville, assise sur le fauteuil en cuir couleur crème, en face de ma mère et de lui même. J'en reviens toujours pas des propos qu'il est en train de tenir. Cet homme ne me connaît même pas. Il est rentré dans ma vie il y a à peine 3ans et je l'ai rencontré il y a 1an et demi. Avant ça, je pensais tout bonnement que je n'avais pas de père. Aucun d'appel, pas de lettre, encore moins de visite, rien. Et aujourd'hui il se présente devant moi gaillardement et me balance sa bombe puis m'ordonne de la digérer sans brancher. Et ma mère qui se tient à côté de lui, mon amour, ma confidente, ma meilleure amie, mon associé, celle à qui je dis tout, celle qui connaît tout de moi, qui ne dit rien. Je ne comprends pas, elle a toujours été là pour me soutenir dans tout ce que j'entreprenais, quand je baissais les bras, elle était la seule à trouver les mots justes pour me rebooster. Je sais qu'elle ne souhaite pas ça pour moi alors, pourquoi me fait-elle ça aujourd'hui, pourquoi ne parle-t-elle pas en ma faveur ? - ma décision est prise, et elle est irrévocable. Dit-il en se levant et en se dirigeant vers les escaliers. La discussion est close. - comment ça la discussion est close crié-je en me levant à mon tour. Elle n'est pas close, elle n'est pas close. C'est de ma vie dont il s'agit ! J'ai 24ans je suis assez grande pour savoir ce qui est bon ou non pour moi ! Il ne fait pas cas de moi, encore moins de mon discours et continue à monter les marches. - calme toi, Tiya, calme toi. Me dit ma mère en essayant de me prendre dans ses bras. - non ne me touche pas ! Comment tu peux me faire ça ! M' exclamé-je en la repoussant. Comment tu as pu nous faire ça snif ? Pourquoi tu l'as laissé faire ? Pourquoi tu ne t'opposes pas ? Elle ne me répond pas et détourne son regarde. Attendez, ne me dites pas que... ? -tu étais au courant ? Lui demandé-je en espérant qu'elle me réponde le contraire. Maman tu étais au courant de ce qu'il allait dire? Snif maman je t'en supplie dis moi que tu ne savais pas... - ah Tiya, C'est une affaire compliquée, toi aussi. Tout ça aussi c'est de ta faute, si seulement tu savais écouter lorsqu'on te parle. Regarde maintenant les conséquences de tes actes. Pardon ! Je la regarde médusée, qu'est-ce qu'elle est en train de dire là? Que c'est de ma faute? Donc c'est de ma faute si mon père me force à me marier? Parce que oui, c'est ça la raison de mes cris et de mes pleures. Nous sommes au XXIieme siècle et mon père veut me forcer à épouser un homme que je ne connais pas. Fin de la conversation
Résumé un peu long. Prologue au premier abord. Merci de me lire.
« Il faut que tu lui parles ! J'ai vraiment peur pour elle. Je ne sais pas pourquoi, mais ces derniers jours, j'ai un mauvais présentiment la concernant. J'ai peur qu'il lui arrive quelque chose. - ça va aller, tentai-je de la rassurer. » Je me levai de mon siège, contournai mon bureau pour aller la prendre dans mes bras et essayer de la réconforter. « Roland, j'ai tellement peur ! répéta-t-elle en sanglotant. » J'étais dans la même situation qu'elle. Je m'inquiétais également pour Tonya mais je ne pouvais pas le lui dire. Pas après l'avoir entendu exposer ses craintes et ses présentiments. En règle générale, elle ne se trompe jamais, surtout lorsqu'il s'agissait de Tonya. Elle avait et à toujours la capacité de sentir quand Tonya va avoir d'énormes problèmes et bien souvent, elle tentait d'avertir Tonya, ou passait directement me voir pour que je l'aide à trouver une solution, comme aujourd'hui. Bien qu'elle soit sortie du ventre de leur mère quelques minutes après Tonya, c'est toujours elle qui veille. « Cette fois, c'est différent. C'est vraiment grave. Je le sais, je le sens. Je ne sais pas dans quel bourbier elle est encore partie se fourrer et cette fois, elle ne veut pas m'en parler et je ne sais vraiment plus quoi faire. » Ses sanglots montaient en intensité pour devenir un torrent de larmes, et je continuais autant que je le pouvais à lui donner des paroles de réconfort. Je devais avouer que je n'étais moi-même pas convaincu de ce que je lui disais. Nous connaissions tous Tonya parfaitement et s'il y avait bien une activité dans laquelle elle excellait, c'était celle de se fourrer dans les embrouilles plus tordues les unes que les autres sans jamais prendre en compte les remarques, les considérations et les leçons que pouvait entraîner une situation. « Je vais lui parler. Ça va aller, t'en fais pas. - Je sais que tu es énormément pris mais, est-ce que tu pourrais le faire aujourd'hui. - Je vais même le faire tout de suite. » Je voyais le soulagement se dessiner sur son visage et pour cause ; avec moi Tonya n'avait jamais de filtre. Elle se sentait obligée de me dire tout, absolument tout la concernant, comme on confirait tout à son meilleur ami, quitte à m'irriter. J'ai fini par m'en accommoder et à apprendre à me détacher de ce qu'elle pouvait faire pour ne voir que ce qu'elle était. Je m'approchai de mon bureau et m'emparai du combiné téléphonique quand le portable de Maddy se mit à sonner. « Allo ? Oui c'est moi ? Quoi ? Oh Mon Dieu ! Oh mon Dieu ! - Ok, j'arrive ! J'arrive ! - Qu'est-ce qu'il se passe, lui demandais-je alors qu'elle retirait l'appareil de son oreille. - Tonya est à l'hôpital, elle a été tabassée et laissée pour morte. » Oh, c'est pas vrai...
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