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L'ex-femme du milliardaire revient avec ses enfants

L'ex-femme du milliardaire revient avec ses enfants

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Pendant trois ans, j'ai consacré toute ma vie à mon mariage avec Adrien Beaumont. Pourtant, malgré tous mes efforts, il ne m'a jamais considérée comme sa véritable épouse. Son cœur appartenait toujours à Vanessa Renaud, la femme qu'il n'avait jamais pu oublier. Le jour où il m'a une nouvelle fois abandonnée pour courir auprès d'elle, j'ai enfin compris que rien de ce que je pourrais faire ne suffirait à gagner son amour. J'ai donc signé les papiers du divorce et quitté le pays sans me retourner. Quelques semaines plus tard, j'ai découvert que j'étais enceinte de ses enfants. Pendant six ans, j'ai élevé seule mes jumeaux, Mathis et Noé, tout en devenant une médecin et une chercheuse reconnue. Je pensais avoir définitivement laissé mon ancienne vie derrière moi. Mais lorsque mon travail m'a obligée à rentrer, le destin a placé Adrien sur mon chemin dès mon arrivée. Il ignore encore que les deux garçons qui m'accompagnent sont ses héritiers. Il ignore également que la petite Camille, qu'il protège plus que tout, semble partager avec mes fils un lien que personne ne parvient à expliquer. Autrefois, Adrien ne voulait pas de moi. À présent, il apparaît partout où je vais, repousse les hommes qui m'approchent et cherche désespérément à découvrir les secrets que je lui cache. Pendant ce temps, nos enfants semblent prêts à tout pour nous réunir, tandis que Vanessa et la famille Beaumont sont déterminées à nous séparer. Mais je ne suis plus l'épouse fragile qui attendait son amour en silence. Cette fois, c'est à Adrien de se battre pour reconquérir la femme qu'il a rejetée. Et lorsque toute la vérité sur nos enfants sera enfin révélée, il comprendra peut-être qu'il n'a pas seulement perdu son épouse six ans plus tôt... Il a abandonné toute sa famille.

Table des matières

L'ex-femme du milliardaire revient avec ses enfants Chapitre 1

- Voilà trois ans qu'on est mariés, Adrien. Trois années où notre union n'a existé que sur du papier. Ce soir, je te rends ta liberté : va rejoindre celle dont tu as toujours rêvé, j'arrête les frais. Ce qui vient de se passer... vois ça comme le paiement final pour tout ce que je t'ai porté pendant toutes ces années.

À ces mots, Amélia s'avança vers lui et plaqua ses lèvres contre les siennes. Son geste débordait d'une ferveur désespérée, une ardeur aveugle, semblable à celle d'un papillon fonçant tête baissée vers une flamme pour s'y brûler.

Elle mesurait parfaitement la bassesse de sa manœuvre. La passion l'avait aveuglée trop longtemps, et la charge était devenue insurmontable. Elle n'espérait plus qu'une ultime consolation, un souvenir auquel se raccrocher.

- Amélia Delcourt, de quel droit tu oses faire une chose pareille ?!

Adrien grinça des dents. Les traits de son visage, d'une beauté presque envoûtante, s'altérèrent sous le coup de la colère. Il chercha à repousser l'intruse, mais son corps refusait d'obéir.

- J'ose tout, désormais...

Une lèvre tremblante, une larme glissant sur sa joue, Amélia intensifia son étreinte avec une hâte fébrile. Elle voulait au moins l'avoir connu pleinement une fois dans sa vie.

Adrien bouillonnait de rage, mais la situation lui échappait totalement. Il était piégé.

Le lendemain, alors que le jour se levait à peine, Amélia rouvrit les yeux.

Le corps encore douloureux, elle extirpa d'un tiroir le document de séparation préparé depuis des mois et le déposa en évidence sur le chevet. Avant de bifurquer, elle accorda un ultime regard à l'homme étendu dans les draps.

- Tu es libre, Adrien. Plus rien ne nous liera à partir d'aujourd'hui.

Elle souffla ces paroles à voix basse, puis pivota sans se retourner. La gorge nouée par une amertume dévorante, elle franchit le seuil du domaine des Beaumont. Cela faisait sept ans qu'elle l'aimait en silence.

Ses souvenirs d'étudiante repassèrent en boucle dans sa mémoire. À l'époque, son unique souhait aurait été de porter son nom.

Mais pour Adrien, elle n'était qu'un objet de dédain.

Quelques années plus tôt, le patriarche de la famille Beaumont s'était retrouvé gravement malade. Pour conjurer le sort et hâter sa guérison, le clan cherchait une épouse dont le thème astral s'accorderait parfaitement au sien. Amélia avait le profil idéal.

Son père et sa belle-mère, mus uniquement par l'attrait du gain, n'avaient pas hésité une seconde à la céder au plus offrant.

À cet instant-là, elle croyait toucher le ciel du doigt, impatiente d'entamer cette nouvelle vie.

Mais dès le soir des noces, le regard glacial d'Adrien avait douché toutes ses illusions : « Mets-toi bien ça dans la tête : la seule femme que j'ai choisie, c'est Vanessa Renaud. Elle a le rang requis pour être à mes côtés. Pas toi. »

Amélia savait pertinemment qu'il ne lui devait aucun sentiment.

Malgré tout, l'espoir naïf de réussir à l'attendrir un jour ne l'avait pas quittée. Durant trois ans, elle s'était évertuée à incarner l'épouse modèle.

Chaque soir, elle s'affairait en cuisine pour qu'il trouve un repas chaud à son retour du travail.

Elle refusait de fermer l'œil tant qu'il n'avait pas franchi la porte de la maison, quelle que soit l'heure.

Lorsqu'il rentrait emchéché après des réunions d'affaires, elle veillait sur lui avec dévouement, sans jamais déléguer cette tâche à quiconque.

Au moindre bobo, à la moindre fièvre, sa santé l'inquiétait plus que tout au monde.

L'hiver venu, elle prenait soin d'allumer les radiateurs et de faire couler l'eau chaude à l'avance, poussant l'attention jusqu'à réchauffer ses habits au matin pour lui éviter le moindre coup de froid.

Rien n'y avait fait. Son cœur était resté de marbre.

La vérité l'avait frappée de plein fouet quarante-huit heures plus tôt, lorsque Adrien avait planté leur dîner d'anniversaire pour accourir au chevet de Vanessa Renaud. Toutes ces attentions n'étaient qu'une illusion grotesque. Même en y passant l'existence entière, elle ne conquerrait jamais cet homme.

Il appartenait déjà à une autre.

Ce jour-là, Amélia avait définitivement rendu les armes.

Lorsque Adrien émergea enfin de son sommeil, l'horloge affichait dix heures passées.

Sa première impulsion fut de faire payer cher son audace à Amélia.

À la tête du groupe Beaumont, il jouissait d'une réputation de stratège redoutable et impitoyable dans les affaires. Jamais personne n'avait réussi à le duper ou à le prendre au piège.

Être manœuvré de la sorte par sa propre femme lui paraissait purement inconcevable.

Iracible, il balaya la pièce du regard. La place était vide, mais un pli posé sur la table de nuit attira son attention.

- Qu'est-ce que c'est que ça ?

Les sourcils froncés, il s'en saisit brusquement.

Le titre « Convention de divorce » lui sauta aux yeux.

Ses pupilles se contractèrent brusquement et son visage se assombrit.

Cette fille ne manquait décidément pas de ressource pour faire parler d'elle.

Il ne croyait pas un seul instant qu'elle irait jusqu'au bout de cette démarche.

Le teint volcanique, il dévala les marches de l'escalier dans un climat de tension électrique et interpella le personnel : « Où est Amélia ? »

Le majordome, M. Dupont, pris au dépourvu, bégaya : « Monsieur... Madame a quitté la résidence avec ses valises bien avant l'aube. »

Adrien resta pétrifié sur place, incapable d'aligner une pensée.

Six années s'étaient écoulées.

Pays Y, au sein du centre de recherche en médecine VR.

Alors qu'elle franchissait la porte du laboratoire, Amélia fut interpellée par Sarah, sa collaboratrice : « Docteur Delcourt, le professeur Caron demande à vous voir sans attendre dans son bureau. »

Épuisée par une nuit complète de travail, Amélia luttait contre la fatigue, mais la nouvelle la remit instantanément en alerte.

- Il a précisé le motif ? Ne me dites pas que... mes deux canailles ont encore fait des leurs dans le matériel de recherche ?

- Malheureusement si, confirma Sarah avec un brin de compassion.

Sa responsable scientifique tenait le haut du pavé dans le domaine médical grâce à une rigueur et une efficacité irréprochables. Disciple prodige du renommé Paul Caron, elle n'avait jamais essuyé le moindre reproche professionnel de sa carrière.

Et pourtant, elle se retrouvait régulièrement à devoir éponger les bêtises de ses deux petits monstres d'ingéniosité !

Sarah tenta de tempérer la situation : « Vous êtes restée enfermer trois jours d'affilée dans le labo. Les enfants s'inquiétaient pour vous. C'est pour ça qu'ils ont fait le siège dans les locaux du professeur... Même si je dois avouer que le pauvre homme a pris quelques cheveux blancs supplémentaires cette semaine. »

Ces révélations provoquèrent chez Amélia un mélange d'exaspération et d'amusement.

Après son départ de chez les Beaumont six ans plus tôt, elle avait mis le cap sur l'étranger pour reprendre son cursus universitaire, avant de découvrir sa grossesse imprévue.

L'idée d'interrompre cette gestation l'avait traversée, mais une fois franchi le seuil de la clinique, le courage lui avait fait défaut. Elle n'avait pas pu s'y résoudre et avait choisi d'assumer cette maternité.

Elle avait mis au monde des triplés : deux garçons et une fille.

Hélas, la petite n'avait pas survécu au manque d'oxygène lors de l'accouchement. Seuls lui restaient ses deux fils, qu'elle avait surnommés Soleil et Lune.

L'évocation de ces deux esprits vifs et aimants lui réchauffait toujours le cœur.

Mais à la perspective de l'avalanche de reproches qui l'attendait dans le bureau de son mentor, son enthousiasme retomba comme un soufflet.

Amélia emboîta le pas d'un allure pressée vers le bureau de Paul.

En franchissant le seuil, ses yeux tombèrent sur ses deux garçonnets assis côte à côte sur la banquette, les jambes ballotant dans le vide.

Leur regard s'illumina instantanément en la découvrant. Se laissant glisser du siège, ils bondirent dans sa direction.

« Maman, te voilà enfin ! On commençait à croire que tu avais élu domicile dans le laboratoire ! »

« Tu as l'air épuisée, Maman... Viens t'asseoir, je vais te détendre les épaules. »

Ils l'encadrèrent aussitôt sur le sofa, s'installant de chaque côté.

En observant leurs deux bouilles adorables, Amélia se dit que la réprimande qui l'attendait ne pesait finalement pas bien lourd face à tant de tendresse.

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