Livres et Histoires de Seraphina Moss
Le double jeu mortel de mon mari
J'étais la meilleure analyste financière de la chaîne, mes prédictions étaient légendaires. Mais un matin, mon mari, Auguste, et sa maîtresse stagiaire, Bérénice, ont orchestré un sabotage en direct qui a pulvérisé ma carrière. J'ai été forcée de prendre un congé, pour ensuite être rappelée afin de préparer Bérénice, la femme même qui me remplaçait. Ce soir-là, un SMS anonyme est arrivé. C'était un fichier audio datant de plusieurs années : la voix paniquée de Bérénice avouant un délit de fuite, et la voix calme d'Auguste lui promettant de tout couvrir. La victime, c'était ma mère. L'accident qui l'avait laissée infirme n'avait rien d'un accident. Mon mari, l'homme qui m'avait réconfortée, avait protégé son agresseur depuis le début. Il pensait m'avoir brisée. Mais en écoutant leurs mensonges, j'ai su que mon ancienne vie était terminée. J'ai pris mon téléphone et j'ai appelé mon ancien mentor. « Élie, » ai-je dit, ma voix tremblant de rage. « Je suis prête à les poursuivre. Je vais tout leur prendre. »
Son aventure : le choix funeste de mon frère
Je pensais avoir une vie parfaite. J'avais un petit ami aimant depuis cinq ans, Maxime, et je me préparais à célébrer le mariage de mon frère, Hugo. J'avais même choisi la robe couleur crème parfaite pour le dîner de répétition. Mais ce monde parfait a volé en éclats quand j'ai trouvé Maxime dans le parking, enlacé avec la fiancée de mon frère, Carla. Ils avaient une liaison depuis trois ans. Quand j'ai essayé de les démasquer, ils ont retourné la situation, me faisant passer pour une menteuse jalouse qui essayait de gâcher le mariage. Mon propre frère, Hugo, les a crus. Il m'a giflée en plein visage, le regard rempli de haine. « Tu restes loin de ce mariage », a-t-il grondé. « Si tu essaies de tout gâcher, je te jure que je te le ferai regretter amèrement. » Maxime est resté là, sans rien dire, choisissant sa maîtresse plutôt que moi, regardant ma propre famille se retourner contre moi. Ils pensaient m'avoir brisée, m'écartant comme la sœur folle et instable. Mais en fuyant cette nuit-là, j'ai fait un serment. Ils allaient tous payer. Et c'est moi qui présenterais l'addition.
L'âme de mon bien-aimé
Lorsque j'étais maltraitée jusqu'à la mort, ma fille préparait le dîner pour sa belle-mère. La dernière chose qu'elle m'a dite fut : « Tu ne sais pas que c'est aujourd'hui que ta mère sort de l'hôpital ?! Ne gâche pas cette journée si spéciale ! » Un jour plus tard, l'hôpital a reçu un corps dévasté nécessitant une reconstruction. Ce que ma fille ignorait, c'est que le corps qu'elle avait recousu de ses propres mains était celui de sa propre mère, celle qu'elle détestait le plus.
Mourir pour son vrai bonheur
À Lyon, tout le monde savait que Grégoire Allain ne vivait que pour moi, Émeline Fournier. Il était mon ombre, mon protecteur, mon univers, et notre avenir semblait une évidence. Mais alors que je mourais, atteinte de la SLA, je l'ai entendu murmurer : « Émeline, ma dette envers toi est payée. S'il y a une prochaine vie, je prie pour pouvoir être avec Candy. » Mon monde s'est brisé en mille morceaux. Sa dévotion de toute une vie n'était pas de l'amour, mais de la culpabilité envers Candy Paul, une femme qui s'était suicidée après qu'il l'eut quittée. Revenue à la vie, j'ai retrouvé Grégoire, amnésique et éperdument amoureux de Candy. Pour lui offrir le bonheur qu'il désirait tant, j'ai caché mon propre diagnostic de SLA précoce et j'ai rompu nos fiançailles, déclarant à ses parents : « Je ne vais pas l'enchaîner à une mourante par un sens du devoir dont il ne se souvient même pas. » Malgré mes efforts, l'insécurité de Candy l'a poussée à me piéger, m'accusant d'avoir jeté sa bague de fiançailles et d'avoir mis le feu au manoir. Grégoire, la croyant, m'a jetée dans une fosse boueuse avant de m'étrangler plus tard en grondant : « Tu ne vaux même pas un chien. Au moins, un chien est loyal. » Lors d'un enlèvement, j'ai sauvé Candy, manquant de mourir moi-même, pour me réveiller à l'hôpital et apprendre que Grégoire n'avait épargné aucune dépense pour elle, tandis que je gisais, abandonnée. Pourquoi l'avait-il choisie, même quand son corps cherchait instinctivement le mien ? Pourquoi avait-il cru à ses mensonges ? Je lui avais tout donné, même ma vie, pour le libérer. Maintenant, j'allais être vraiment libre. J'ai épousé mon frère, Jérémie, qui m'avait toujours aimée, et j'ai laissé Grégoire derrière moi en murmurant : « Sois heureux, Grégoire. Nous sommes quittes. Je ne te reverrai plus jamais. »
