Livres et Histoires de Skylar Finch
Le regret de Gauthier, ma liberté
Mon mari, un avocat brillant, a abandonné mon frère en plein procès pour aller retrouver son ex-fiancée. La raison ? Sara avait perdu son chat et était « inconsolable ». Pendant que Gauthier la réconfortait sur une plage, mon frère, innocent et sans défense, était condamné puis battu à mort en prison le soir même. À l'hôpital, devant le corps froid de ma seule famille, j'ai appelé Gauthier une dernière fois. Il a soufflé d'agacement : « Arrête tes drames, Colombe. Je ne vais pas laisser Sara seule pour tes histoires imaginaires. » Le lendemain, j'ai posé les papiers du divorce. Acculé et furieux que je l'humilie devant Sara, il m'a violemment repoussée dans les escaliers du cabinet. En sentant le sang couler le long de mes jambes, j'ai vu la terreur remplacer l'arrogance dans ses yeux. Il venait de tuer son propre enfant. Maintenant qu'il sait la vérité, il rampe à mes pieds, suppliant pour une seconde chance. Mais il est trop tard. J'ai pris la main d'Aline, ma seule alliée dans cet enfer, et nous avons décidé de laisser ces hommes et leurs regrets derrière nous.
Divorce Forcé, Revanche Promise
La journée avait été parfaite, une de ces journées de printemps où l'air est doux et le soleil généreux. Pourtant, un appel a brisé cette quiétude : l'orchidée bicolore, ma fierté, avait été volée. Mon cœur s'est serré, et j'ai foncé au parc, l'esprit tordu de questions, de peurs. Mais là, le choc fut brutal. Assise dans le bureau du gardien, tenant ma fleur brisée, se trouvait Sophie. Ma femme. Celle qui était censée être en voyage d'affaires à Lyon. À ses côtés, un homme que je n'avais jamais vu. Le monde s'est arrêté de tourner. Puis, le couperet est tombé. Avec un rire nerveux, elle a avoué, devant l'inconnu, devant le gardien, devant moi : « Je voulais juste... offrir cette fleur à mon petit ami pour la Saint-Valentin. » Le mot "petit ami" a résonné, gelant ma colère en une douleur tranchante. Elle m'a humilié, me traitant de « papa » pour me forcer à payer l'amende du vandalisme qu'elle avait commis avec son amant. Devant cet acte de trahison, cette indécence crasse, un seul mot m'est venu, comme une évidence : « Je veux divorcer. » Elle a osé me menacer, son visage se durcissant : « Ça va te coûter cher. » Mon sang n'a fait qu'un tour. Cette femme, que j'avais aimée plus que tout, était une étrangère. Une créature égoïste, manipulatrice, cherchant à me dépouiller après m'avoir brisé. « Il est parti comme un chien battu, » a-t-elle ri à son amant, pensant que j'étais vaincu. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que cette humiliation m'avait ouvert les yeux. Mon mariage était mort, mais j' allais renaître. Je ne la laisserai pas ruiner ma vie. Je prendrai ma revanche, et elle paiera.
L'Amour Blessé, Vengeance de la Reine
Les jointures de mes doigts me lançaient une douleur sourde et familière. J'étais Émilie Dubois, légende de la mode, recluse en Provence pour trouver la paix loin du tumulte, loin du vide laissé par Marc. Mon fils, Léo, dirigeait l'empire que nous avions bâti. Il était ma fierté, mais aussi ma plus grande inquiétude. Le calme de mon jardin fut déchiré par un cri strident, puis un autre. C'était la voix d'une jeune femme, Chloé, la nouvelle muse de Léo. « C'est un voleur et un menteur ! Il mérite une punition sévère ! » cria-t-elle, accusant Jean, mon jardinier loyal, de l'avoir défiée. Elle menaça Jean, jurant que Léo la croirait. Je suis intervenue, refusant de laisser cette injustice se produire chez moi. Chloé, vêtue de sa robe de créateur extravagante, me toisa, me prenant pour une simple employée. « Et toi, t'es qui ? La gouvernante ? Occupe-toi de tes affaires ! » lança-t-elle avec arrogance. Puis, une gifle violente claqua sur mon visage. La douleur fulgurante me coupa le souffle. Personne, jamais, ne m'avait frappée. Mon monde bascula. Son rire mauvais résonna alors qu'elle me traitait de « vieille maîtresse du jardinier ». Le summum de l'horreur arriva quand elle ordonna froidement : « tuez-moi cet insecte. » Les gardes tordirent le cou de Jean. Un craquement sinistre. Puis le silence. Ce n'était plus de l'arrogance, mais de la pure cruauté. La fille angélique décrite par Léo était un monstre. « Tu vois ce qui arrive quand on me contrarie ? » me dit-elle avec un sourire suffisant. Elles riaient de la vie et de la mort, me donnant la nausée. Je murmurai, la rage au ventre : « Vous allez le regretter… Je suis sa mère. Je suis Émilie Dubois. » Mais Chloé ricana : « Tu n'es qu'une paysanne. Rasez-lui la tête. » Mes cheveux tombèrent, chaque passage du rasoir une humiliation. Puis : « Brisez-lui les doigts. » CRAC. CRAC. La douleur m'aveugla. « Cousez-lui la bouche. » L'aiguille transperça ma chair. Mes lèvres furent scellées. Je ne pouvais plus crier, seulement gémir. Enfin : « Fouettez-la. » Les coups s'abattirent, me laissant une masse brisée et sanglante. « On l'amène à Léo, » dit-elle triomphante. « Je vais lui montrer comment je protège sa famille. » Dans le sac, l'air vicié, je priais pour Léo. Sa voix puissante résonna : « Chloé ! Qu'est-ce que c'est que ce cirque ? » Chloé, douce et plaintive, répondit : « J'ai trouvé la femme qui répand des rumeurs infâmes sur ta mère. » Et tout le monde la crut. « Où est-elle ? » rugit Léo. Il s'approcha. Une lueur d'espoir. Puis, une douleur aiguë. Le métal froid d'une lame me transperça. Mon propre fils venait de me poignarder. « Même pas toi, misérable. » Le rire triomphant de Chloé résonna. « Ouvre le sac, regarde son visage immonde ! » Le monde bascula. La dernière chose que je vis fut le visage de Léo, figé dans l'horreur absolue tandis qu' il me reconnaissait enfin. Le malentendu était absolu. Il croyait en ses mensonges. « Elle a dit ça… de ma mère ? » demanda-t-il, sa voix glaciale. « Elle a tué le jardinier... » Mon fils, mon Léo, me détestait. Il ordonna de me jeter dans l'enclos des loups. Je fus traînée, sans voix, sans force, ne pouvant que le regarder détourner les yeux, son visage dur comme la pierre. Dans les siens, je ne voyais que la haine. Une seule pensée tournait dans mon esprit qui s'assombrissait : Il ne sait pas. Et il ne saura jamais. Mais le destin, parfois, réserve des tours diaboliques. Le silence prolongé de ma mère, Émilie Dubois, légende vivante de la mode, commençait à ronger Léo. Il sentait que quelque chose n'allait pas. « Ma mère n'est pas « déconnectée » ! » cria-t-il. « Elle est la femme la plus brillante que je connaisse. » Puis, une lueur de compréhension traversa ses yeux. Une terrible possibilité. Il devait retourner à la villa. Il ne savait pas ce qu'il allait y trouver, mais il savait déjà que quelque chose d'irréparable s'était produit. Il rentra, découvrit Jean mort, et ma disparition. Chloé admit fièrement avoir ordonné le meurtre de Jean et de « l'autre ». « Elle criait qu'elle était ta mère ! » s'exclama son amie. Un hurlement de pure agonie, de remords, s'échappa de la gorge de Léo. Le puzzle s'assemblait. Il courut vers l'enclos des loups. Maman était là, inconsciente ! Et les loups étaient calmes. Un miracle. Il se tourna vers Chloé avec une fureur glaciale. Sans un mot, il lui décocha un coup. « CETTE FEMME QUE VOUS AVEZ TORTURÉE... QUE J'AI POIGNARDÉE... CETTE FEMME, C'EST MA MÈRE ! C'EST ÉMILIE DUBOIS ! » La vengeance fut longue et terrible. Émilie, retrouvant ses forces, se présenta aux cachots. Chloé et ses complices subirent le même sort, les cris résonnant dans le domaine. Mais la culpabilité dévorait Léo. Il prit une décision irrévocable. « Je ne peux pas me pardonner. C'est ma main qui tenait le couteau. » Un coup de feu. Léo tomba. Seule, Émilie se dressa. Le conseil d'administration voulut la manipuler. Mais elle les regarda avec une froideur d'acier. "Je suis sa mère. Et maintenant, je suis votre reine. Cette entreprise m'appartient." Elle brandit la preuve de leurs trahisons. La femme douce avait cédé la place à une impératrice, forgée par la douleur, le sang et la vengeance. L'ère d'Émilie Dubois commençait.
L'Ombre de Léa, Son Amour
Camille Dubois vivait depuis quinze ans dans l'ombre d'un fantôme, sa sœur jumelle Léa, disparue tragiquement. Elle avait sacrifié sa brillante carrière de styliste pour se cloîtrer dans un couvent isolé, cherchant désespérément un rituel capable de libérer l'esprit tourmenté de Léa. Alors qu'elle touchait au but, le destin frappa à sa porte sous les traits de Marc Chevalier, son rival en mode, suppliant son aide pour une prétendue malédiction familiale. Émue par son désespoir et son serment de « fidélité éternelle », Camille accepta, espérant enfin retrouver une vie normale et apaiser Léa par ricochet. Pendant sept ans, leur amour sembla parfait, faisant d'eux le couple d'or de Paris, et le murmure de Léa s'estompa, signe apparent de paix. Puis, la trahison frappa, non pas comme un coup de tonnerre, mais comme une humiliation publique dans un article people, Marc moquant sa « folie douce » avec une autre styliste, Chloé Dupont. En rentrant, Camille découvre ses affaires jetées, et Marc annonçant à Chloé qu'il allait « nettoyer » sa vie, l'amulette protectrice de Camille passée au cou de sa rivale comme un trophée. Au summum de l'horreur, un appel du couvent révèle sa destruction et la mort de Sœur Agnès, tandis que Marc lui avoue avoir orchestré le saccage pour la "libérer" de son passé et la garder près de lui, "pour eux". Une rage glaciale et pure l'envahit lorsqu'elle comprend qu'il a profané la mémoire de Léa et délibérément anéanti quinze ans de sa vie, tout en prétendant agir par amour. Le diagnostic de grossesse, immédiatement suivi par la révélation du projet ignoble de Marc de lui faire avorter de force, la pousse à s'enfuir, déclenchant une course contre la montre pour protéger la vie de son enfant et se venger.
La Vengeance de la Duchesse
La douleur aiguë dans mon bas-ventre me réveille, me ramenant à la vie d' un tréfonds sombre et froid que j' avais cru éternel. C' était la même douleur, insupportable, qui m' avait arraché la vie de ma vie précédente, celle d' une fausse couche terrible, fruit d' une trahison que je n' avais pas vue venir. À l' époque, mon mari, Antoine, et ma demi-sœur, Mireille, avaient orchestré ma chute, me dépouillant de mon enfant et de ma dignité, pour s' emparer du pouvoir que je représentais. Naïve et aveuglée par un amour que je croyais sincère, j' étais morte ignorante, emportant avec moi le secret de leur duplicité. Mais aujourd' hui, le destin m' offre une seconde chance : je suis de retour, au point de départ exact de ma tragédie, mon enfant non encore né, mais déjà vivant en moi. Cette fois, je ne serai plus la victime innocente. Je serai la marionnettiste, et le jeu pourra commencer. Qu' ils se préparent, car l' enfer n' aura jamais été aussi doux.
Mon Amour n'était qu'un Marché : Le Piège du Système
J'ai toujours cru qu'elle m'aimait éperdument. Pour moi, Juliette n'était qu'une groupie, une trophée soumise prête à endurer la honte et l'humiliation pour mon amour. Elle a rampé à mes pieds, enduré mes caprices cruels, et même "sacrifié" sa vie le jour de notre mariage, sautant de l'immeuble. J'ai été hanté par sa mort, rongé par la culpabilité, convaincu d'avoir perdu le seul amour sincère que je n'aurais jamais. Alors, quand un "Système" mystérieux m'a confronté, il a atomisé ma réalité. Il n'y avait pas d'amour. Juliette avait signé un contrat macabre, tout n'était qu'une farce cynique pour ressusciter son "véritable amour" : un homme nommé Alan. Mon ego a été carbonisé, mon cœur lacéré. J'étais son outil. Son marchepied. Rien de plus. Mais comment ? Comment une telle dévotion pouvait-elle être une ruse ? Comment le don de soi le plus absolu pouvait-il cacher une telle trahison ? Je devais savoir. Je devais la retrouver. Quitte à défier les lois de la réalité, quitte à tout perdre, je la rejoindrai dans son monde.
L'Or qu'ils Ont Voulu Salir
Le jour où j'ai décroché la deuxième place aux examens blancs, personne au lycée ne m'a félicitée. Au lieu de ça, la riche et populaire Chloé a jeté un billet de 10 euros froissé à mes pieds, devant tout le monde. « Tiens, petite banlieusarde, ça devrait payer ton passe Navigo, non ? » L'humiliation était publique, cuisante. Pourtant, j'ai ramassé le billet, le visage neutre, les poings serrés dans mes poches. Plus tard, cachée dans les toilettes, j'ai entendu Chloé dévoiler leur jeu vicieux. « Le but ? La briser juste avant le bac. Pour qu'elle rate ses examens et son avenir. » Côme, l'élite du lycée, mon rival académique, allait être leur arme finale. Je suis rentrée chez moi, le cœur lourd du poids de leur mépris, mais une pensée glaciale commençait à prendre forme. Ils voulaient me détruire, mais ils venaient de me donner l'opportunité de tout récupérer. Le jeu avait commencé, mais ce n'était pas le leur. C'était le mien. Et Chloé, ma chère demi-sœur qui n' en savait rien, venait de déclencher mon impitoyable vengeance.
Le Scénario Brisée
La fête du Nouvel An bat son plein, mais mon cœur est lourd. Soudain, la question inévitable tombe : « Kyle, tu aimes toujours Juliette ? » Mon regard croise celui de mon amour d'enfance, magnifique dans sa robe de soirée. Mais le cauchemar de notre destin prédestiné me hante. Je force un sourire glacial : « C' est du passé. Je ne l' aime plus. D'ailleurs, je vais bientôt me fiancer. » Le bruit de son verre brisé résonne comme un glas. Huit ans que je fuis ce drame. Huit ans que je me prends pour le méchant de son histoire, elle, l'héroïne. J'avais vu notre futur : ma jalousie destructrice, son viol, notre mariage forcé, ma paralysie, la mort de mon frère Joseph, sa folie, et ma propre fin solitaire. Cette vision m'a forcé à la fuir, à la protéger de moi-même. Mais la vérité, la cruelle vérité, est que j'ai découvert qu'elle n'était pas la faible victime que je croyais. Elle savait. Elle a bu ce verre empoisonné parce qu'elle m'aimait. Parce qu'elle était prête à tout pour être avec moi. Et maintenant, ma lâcheté a un nom. Toute ma vie, j'ai couru loin de l'amour, persuadé de la sauver, alors que je ne faisais que la détruire. Mais cette fois, je cours. Et non, je ne fuis plus.
La Clause Oubliée : Mon Arme Secrète
Pendant trois ans, ma vie avec William, étoile montante du vin de Bourgogne, était un véritable conte de fées. Notre domaine familial prospérait, notre amour scellé par sa haine viscérale de l'infidélité, héritée d'un passé familial douloureux. Je riais de Darlene, la jeune femme obsédée par mon mari, la voyant comme une nuisible inoffensive. Pourtant, le jour de notre troisième anniversaire de mariage, en cherchant William pour le surprendre, c'est Darlene que j'ai trouvée, à moitié dévêtue dans sa cave de dégustation privée, jouant avec Mon cadeau. Le choc fut brutal, mais la véritable horreur vint de William : un calme déconcertant, un ordre lointain de rhabiller l'indélicate, et surtout, ce geste furtif de dissimuler le tire-bouchon souillé de ses mains. Ce détail, cette préférence tacite, détruisit tout. Comment la confiance, bâtie sur l'aversion de la trahison, pouvait-elle s'effondrer devant une telle indifférence à la mienne ? Mon cœur ne s'est pas brisé, il s'est transformé en pierre. De retour à la maison, le plan devint clair : j'ouvris le coffre-fort mural pour activer notre contrat de mariage, cette clause d'infidélité que William avait lui-même exigée. Puis, je composai le numéro de Kyle Larson, notre plus grand rival. « Kyle, je te vends le domaine Evans. Cinquante millions d'euros. À prendre ou à laisser. » La partie ne faisait que commencer.
La Pigeonne s'Enflamme
J'étais Amélie, restauratrice d'art au Louvre, menant une vie simple mais comblée, profondément amoureuse de Julien et fière de soutenir financièrement sa startup à Station F. Cette douce routine a volé en éclats quand un e-mail anonyme m'a révélé une story Instagram de Julien riant, le bras autour de Chloé, son ex d'HEC, dans un bar chic des Champs-Élysées, une image trop intime pour être innocente. Le choc m'a glacée, révélant la réalité de mes sacrifices vains, du temps passé seule et de l'appartement acheté à mon nom, avant de les surprendre en flagrant délit, leurs vêtements en désordre sur la table de conférence de son propre bureau, et de tout filmer, chaque rictus, chaque geste. Plus tard, en fouillant son ordinateur, j'ai découvert le dossier caché "Projet P", P comme "pigeonne", contenant des centaines de messages et d'enregistrements audio où ils me surnommaient "l'idiote" et complotaient pour me voler ma fortune après le lancement de sa prétendue "start-up". L'humiliation fut si profonde qu'elle déchira mon âme, transformant cette douleur atroce en une rage froide et inébranlable : comment avais-je pu être si aveugle à leur mépris, si naïve face à cette conspiration abjecte ? Mais cette Amélie stupide et amoureuse était morte ; une nouvelle femme venait de naître, déterminée à jouer le jeu de la réconciliation pour mieux démanteler leur arrangement, vider leurs comptes et leur offrir, lors de leur soirée de lancement, une "surprise inoubliable" qui sonnerait leur chute publique.
Elle Aime, Elle Ose, Elle Vit
Amélie Dubois, jeune et romantique, pensait avoir trouvé l'amour éternel en épousant le riche et charismatique Antoine Moreau. Son conte de fées s'effondra le jour de la mort de son père, quand une photo choc, envoyée par sa meilleure amie, révéla Antoine enlacé à celle qui allait changer ma vie : Sophie, ma propre tante. La trahison me frappa de plein fouet, une douleur inouïe amplifiée par l'apathie d'Antoine à son retour et la découverte d'un "sanctuaire" secret dans son bureau, empli de photos et de lettres d'amour pour ma tante, prouvant que je n'étais qu'un pâle substitut. J'y lus l'horrible vérité : ma ressemblance avec Sophie avait orchestré notre rencontre, notre mariage n'était qu'une mascarade, et même l'enfant que je portais était destiné à porter le nom de mon double. Comment avais-je pu tomber si bas, manipulée, réduite à l'ombre d'une autre, incapable de voir la monstruosité de son amour par procuration, ma vie entière n'étant qu'un mensonge pervers ? Alors, dans un acte de survie radical, j'ai secrètement orchestré mon avortement et fait signer à Antoine, aveuglé par sa culpabilité, les documents d'un divorce imminent, transformant ma douleur en l'arme d'une silencieuse et implacable revanche.
