Livres et Histoires de Vesper Tides
De l'Assistante à la Princesse Divine
C'était la sixième fois que Jason m'abandonnait devant l'autel pour courir après sa « meilleure amie ». Il pensait humilier sa pauvre assistante, ignorant que je finançais secrètement son entreprise depuis cinq ans. Quand j'ai retiré ma bague en toc, j'ai aussi retiré mes milliards. Pendant cinq ans, j'ai caché mon identité d'héritière Couderc, jouant le rôle de la modeste assistante pour être aimée pour moi-même. Mais au moment fatidique, devant tout le gratin parisien, un simple appel de Lilly a suffi. Une « chute dans l'escalier », et Jason m'a laissée plantée là, seule dans ma robe blanche, me traitant comme un obstacle à sa journée. Il est parti sans un regard, persuadé que je n'étais rien sans lui, que j'attendrais sagement son retour comme toujours. Il ne savait pas que cette humiliation publique était le point de non-retour. J'ai regardé l'anneau au rubis artificiel qu'il m'avait offert, symbole de son mépris, et je l'ai laissé glisser de mon doigt. J'ai sorti mon téléphone, non pas pour pleurer, mais pour passer un appel qui allait réduire sa vie en cendres. « Papa, viens me chercher. C'est fini. Je reprends ma place. » Jason croyait avoir brisé une assistante, il venait de réveiller une reine prête à tout détruire.
L'Humiliation Devenue Triomphe
En ce soir de célébration du bac, l'hôtel de luxe résonnait des éclats de rire et du cliquetis des verres, mais pour Alexandre Dubois, vêtu de son jean simple, l'ambiance était pesante. Rejeté et méprisé, il se sentait invisible au milieu de ses anciens camarades privilégiés. Soudain, la voix arrogante de Marc, le fils du magnat de l'immobilier, perça le brouhaha, le plongeant instantanément sous les projecteurs d'une humiliation publique calculée. Accompagné de Sophie, l'ex-reine de beauté ricanante, Marc le toisa avec mépris, brandissant son verre de champagne comme un trophée. Les insultes fusèrent : "Pas trop dur de ne pas avoir été accepté nulle part ?" puis "Il n'a sûrement même pas eu son bac." Chaque mot était une flèche empoisonnée visant à le réduire à néant, ses poings serrés dans ses poches trahissant sa lutte pour garder son calme. La foule ne tarda pas à l'ignorer, le traitant comme un paria infecté par l'échec. Le sentiment d'injustice était suffocant. Comment ces gens bornés osaient-ils juger sa valeur à l'aune de leur arrogance et de leurs privilèges ? Leur monde, fait de faux-semblants et de superficialité, lui semblait si vide, si insignifiant. Une clé froide dans sa poche, un secret, témoignait d'une autre réalité… Une clé, symbole de son admission à un Institut prestigieux, un lieu réservé aux esprits les plus brillants. Il savait qu'il n'était pas là par hasard, mais pour marquer les esprits, afin que son histoire lance un avertissement clair : la vraie valeur ne réside pas dans la richesse héritée, mais dans le mérite et l'intégrité, et la chute serait vertigineuse pour ceux qui l'ignoraient.
L'Amère Victoire d'Alan
Paris scintillait, promesse dorée pour Alan, le chef de ma vie. Nos fiançailles étaient le doux prélude d'un avenir étoilé, forgé entre les vignobles de mon père. Son ambition ? Le Bocuse d'Or, où il allait devenir une star, et moi, sa reine. Mais sur la route, le rêve s'est brisé. Des hommes armés nous ont bloqués, me révélant la dette de son père, une rançon réclamée à Alan pour des terres volées. Le concours était demain, et son destin, anéanti. Pour sauver sa carrière, son rêve, j'ai crié : Prenez-moi à sa place. J'ai pris sa prison, son effroi, tandis qu'il promettait de revenir, les larmes aux yeux. Il a gagné. Pourtant, des semaines plus tard, mon miroir m'a renvoyé le visage d'une femme défigurée, une cicatrice marquée au fer rouge sur ma joue, preuve de ma pureté arrachée aux mains de mes geôliers. L'odeur de victoire s'est mêlée à celle du mensonge, d'un magazine exposant Alan avec une autre femme, une nouvelle fiancée. Mon sacrifice était vain, ma dignité piétinée par celui pour qui j'avais tout donné. Alors que la foule me huait, et qu'il me traitait publiquement de "paysanne défigurée et souillon", mon monde s'est effondré. Comment l'homme que j'aimais pouvait-il me jeter ainsi, me vouer à la servitude des cuisines, ou pire, aux ruelles de Pigalle ? Pourquoi cette humiliation publique, après tout ce que j'avais enduré pour lui ? Mais traînée dans la poussière, une lueur s'est allumée. Là, sur les pavés de Paris, j'ai décidé de refuser ma mort et d'embrasser ma résurrection.
Ma Fausse Fiancée, Mon Vrai Destin
Le crissement des pneus, un choc. Un accident de scooter m'a plongé dans le noir, mais m'a aussi offert une idée diabolique. Quand j'ai rouvert les yeux à l'hôpital, j'ai décidé de prendre ma revanche : feindre une amnésie totale. Chloé, ma petite amie, n'a pas hésité une seconde. L'air plus agacée qu'inquiète, elle a montré sa meilleure amie, Camille, en déclarant : « Voici ta fiancée. » Le choc a été plus violent que l'accident lui-même, mais j'ai tenu bon. J'ai découvert très vite la vérité en surprenant Chloé au téléphone, révélant qu'elle m'utilisait comme excuse pour sa liaison avec un artiste prétentieux, Lucas. Elle forçait Camille à jouer ce rôle, insistant que Camille ne m'avait de toute façon "jamais aimé". Mon cœur s'est brisé, mais pas pour Chloé... pour Camille. Comment une "meilleure amie" pouvait-elle imposer un tel mensonge et une telle humiliation à quelqu'un d'aussi doux ? Chloé avait volé une partie de ma vie, une partie de mon cœur, mais j'allais lui montrer à quel point elle s'était trompée. Le jeu venait de commencer, et j'étais prêt à le pousser jusqu'au bout pour la faire regretter son choix, quitte à me perdre en chemin. Alors, je suis devenu le fiancé de Camille, et le destin, lui, avait d'autres plans.
Quand l'Amour Se Meurt
J'ai épousé Victor, cet entrepreneur charismatique qui avait, selon lui, tout perdu. Fleuriste romantique, je l'aimais à en mourir, prête à sacrifier mes aspirations pour le soutenir, quitte à basculer dans une vie de privations. Cinq longues années ont suivi, dévouées à son "redressement". Je travaillais sans relâche, privant même notre petit Léo, pour qu'il puisse "surmonter" ses difficultés. Jusqu'à cette réception au château, où je l'ai vu, rayonnant de richesse, au bras de Charlotte, son amour de jeunesse. La vérité a éclaté : sa "ruine" n'était qu'une mascarade. Il avait tout simulé pour la reconquérir, me laissant, moi et Léo, dans la misère. L'humiliation fut atroce : il força Léo à une greffe pour le fils de Charlotte, et me contraint à m' agenouiller publiquement devant eux. La cruauté atteint son paroxysme lorsqu'il nous jeta, Léo et moi, du haut d'une falaise. Comment cet homme, mon mari, notre père, avait-il pu orchestrer une telle tragédie ? La douleur et un sentiment d'injustice indescriptible m'envahissaient. Ma vie entière n'était-elle qu'un instrument de sa perversité ? Pourtant, de l'abîme est née une force inattendue. Plus jamais l'Amélie naïve ne se laisserait briser. Miraculeusement vivante, j'ai choisi, pour Léo et pour moi, de me relever. Le divorce est prononcé, mais la question demeure : cette renaissance pourra-t-elle panser nos blessures ? Un amour sincère sera-t-il enfin à portée de main, capable de reconstruire ce que Victor a détruit ?
