Livres et Histoires de Gavin
Après Huit Ans, Je Renaîs Enfin.
Pour sauver ma famille, j'ai signé un contrat de mariage de huit ans avec Hugo Navarro, un magnat de l'art. Je suis devenue son épouse trophée, une ombre silencieuse, supportant sa froideur et ses maîtresses. Un jour, j'ai dévié notre voiture pour lui sauver la vie, ainsi qu'à sa maîtresse. Dans l'accident, ma jambe a été brisée. À l'hôpital, il ne m'a pas jeté un seul regard. Il a couru vers elle, indemne, et l'a serrée dans ses bras. Puis il m'a accusée d'être inattentive. "Dieu merci, ma Tiffany n'a rien", a-t-il dit, son soulagement évident. Huit ans de soumission pour ça. La douleur de ma jambe n'était rien comparée à la prise de conscience qui me glaçait le cœur. Le contrat se terminait. Le jour de son anniversaire, qui était aussi notre dernier jour, j'ai laissé les papiers du divorce sur son bureau et j'ai pris le premier vol pour Berlin, sans un regard en arrière.
Rejetée, Puis Vengeresse Libre
Je m' appelle Jeanne Dubois, la dernière de ma lignée à pouvoir tisser le destin. Mes parents m' avaient prévenue: ne jamais utiliser ce pouvoir, sous peine d' un contrecoup dévastateur. Ils m' avaient aussi arrangé un mariage avec la riche famille Moreau pour me protéger. Le jour de mes noces, l' homme que je devais épouser, Antoine, a épousé une autre à ma place. Humiliée, j' étais devenue la risée de tous, quand Lucas Moreau, le fils illégitime de la famille, est venu me secourir. Il m' a dit : « Si mon frère ne veut pas de toi, je te prends. » Cette nuit-là, accusés d' une liaison secrète, nous avons été drogués et enfermés. Lucas, se cognant la tête contre le mur pour ne pas me toucher, murmurait mon nom et disait qu' il m' aimait. J' ai cru avoir trouvé l' homme qui me protégerait pour toujours et nous nous sommes mariés. Peu après, Lucas a eu un grave accident. Les médecins ne lui donnaient que quelques heures. Désespérée, j' ai ignoré les avertissements de mes parents et utilisé mon pouvoir pour « retisser son destin ». Le prix fut immédiat et terrible : j' ai fait une fausse couche. Depuis, chaque grossesse se terminait par le même drame. Cinq fois, j' ai perdu un enfant. Lucas, toujours présent, me réconfortait. J' étais enceinte de mon sixième enfant, pleine d' espoir, cherchant désespérément une solution à cette malédiction. Mais un jour, en passant devant un restaurant, j' ai aperçu Lucas et Antoine. Leurs mots ont réduit mon monde en miettes. « Antoine, Jeanne a une destinée exceptionnelle, son placenta est le plus efficace. Je vais intensifier ma recherche d' une 'tisseuse de destins' pour Clara, pour en finir une bonne fois pour toutes ! » La mort de mes enfants n' était pas une malédiction. C' était un meurtre. Je n' étais pas sa femme. J' étais une usine à placenta. Mon cœur s' est empli d' une rage si pure qu' elle a gelé toute autre émotion. Aujourd' hui, libre et forte, j' ai trouvé ma propre destinée.
Renaissance d'une âme pure
Sept ans, c' est le temps qu' il a fallu pour que le nom de Jeanne Dubois devienne une malédiction murmurée, une ombre sur un royaume rongé par un mal mystérieux. Moi, Laurent Vidal, son fiancé autrefois, j' ai été le bourreau, convaincu par les murmures empoisonnés que Jeanne était la source de toute contagion, que son esprit hantait, même après sa mort, jusqu' à ma propre reine, Marguerite. J' ai levé le fouet, chaque coup déchirant ma propre âme, l' humiliant publiquement, provoquant la perte de notre enfant non-né, condamnant Jeanne à l' exil, et pensant la purger du royaume. Mais aujourd' hui, devant sa tombe profanée, une enfant maigre aux yeux perçants, notre fille Clara, me fixe ; elle est la preuve vivante d' un amour bafoué. Cette enfant, née de la peine et de l' humiliation de Jeanne, me tend un objet modeste : une alouette en bois, sculptée de mes propres mains, un témoignage du passé, que je suis contraint d' activer.
Justice Retrouvée, Vie Restaurée
J'ai annoncé ma retraite anticipée, et toute la ville a poussé un soupir de soulagement. « Jeanne Dubois, la capitaine qui a perdu son flair, prend enfin sa retraite. » C'était le titre qui tournait en boucle sur les chaînes d'information locale. Seule ma petite sœur détective, Sophie Moreau, a paniqué. Lors de son banquet de célébration, elle m'a cherchée publiquement, son visage crispé par une anxiété que personne ne pouvait comprendre. « Jeanne ? Ma sœur, où es-tu ? J'ai besoin de toi. » J'ai souri avec mépris, ignorant ses appels. Sa source d'inspiration venait de se tarir. Ma vie d'avant ? Une capitaine de police criminelle renommée. Chaque affaire, une obsession. Mais tout a basculé quand Sophie, fraîchement sortie de l'école, a rejoint mon unité. Soudain, chaque indice que je découvrais après des nuits blanches était annoncé en premier par elle, avec une assurance déconcertante. « J'ai eu un flash, » disait-elle. « Je peux partager la vision du criminel. » L'admiration de nos collègues s'est transformée en pitié pour moi. J'étais comparée à ma "géniale" petite sœur. Pour me prouver, je me suis épuisée sur une affaire de trafic humain. J'ai localisé la planque. Le jour de l'assaut, Sophie était déjà là, entourée de journalistes. Elle avait libéré les otages une heure avant notre arrivée. Elle est devenue la nouvelle détective star. Moi, j'ai été clouée au pilori de l'incompétence. Mon nom est devenu synonyme d'échec. La pression était insupportable. Lors de la traque des derniers trafiquants, j'ai commis une erreur fatale. Une balle en pleine poitrine. Ma dernière pensée fut pour Sophie. Puis, l'obscurité. À mon réveil, j'étais de retour. Dans ma voiture, le talkie-walkie grésillant. Mon équipe attendait mon signal pour l'assaut du repaire des trafiquants. J'étais revenue au jour de ma plus grande humiliation. Une chance de tout recommencer. Cette fois, je ne commettrai pas la même erreur. « Capitaine Dubois ? On attend vos ordres. » « Attendez. »
Tragédie Conjugale, Vengeance Fatale
La première fois que Sophie Bernard a prononcé ces mots, c'était autour d'un dîner, dans notre appartement luxueux surplombant la Seine. Elle a posé sa fourchette, un sourire étrange sur les lèvres : « Jean-Luc, j' ai besoin des tendons de Camille pour le concours d' Antoine. » J'ai cru mal entendre, mais elle a insisté, expliquant avec un calme terrifiant que les tendons de notre fille de six ans, fins et élastiques, feraient des cordes de violon inégalées, garantissant la gloire de son amant. Antoine, mon rival, son complice, n'a montré aucune horreur, seulement une avidité malsaine. Mon monde a basculé quand, le lendemain, je l'ai trouvée dans la chambre de Camille avec un médecin qu'elle avait payé, inspectant le corps endormi de notre enfant. Je me suis mis à genoux, suppliant, proposant mes propres tendons de danseur, implorant sa pitié. Elle m'a repoussé du pied, traitant mes tendons d'usés, souillés, et m'a ri au nez, me renvoyant à mon statut d'« artiste déchu ». Ils l'ont emmenée. Sept de ses tendons majeurs ont été prélevés, des bras, des jambes. Camille ne s'est jamais réveillée de l'anesthésie, son petit corps n'a pas survécu au traumatisme, mourant d'atrophie musculaire et d'insuffisance respiratoire. Pendant ce temps, sur un yacht de luxe, Sophie célébrait la victoire d'Antoine, qui jouait divinement avec une sonorité « pure, céleste ». La rage montait en moi, mais la seule chose qui restait, c'était le vide, la douleur insupportable de la perte. Cette nuit-là, en serrant son petit corps déformé et sans vie, je savais que la justice ne me rendrait pas ma fille. Mais je savais aussi qu' ils paieraient pour ça.
Un Héritage Amer
Le téléphone a sonné, déchirant le silence de la nuit, annonçant le drame le plus insoutenable : la mort de Paul, mon fils. Mon monde s'est effondré en un instant, balayé par les mots neutres du policier, mais la véritable horreur ne faisait que commencer. J'ai appelé Isabelle, ma femme, pour partager cette douleur glaçante, mais sa voix, noyée dans les rires et la musique d'une fête, n'exprimait qu'agacement et froideur, s'inquiétant des assurances et de la carrière d'un certain Lucas plutôt que de notre enfant perdu. Elle a raccroché, me laissant seul avec mon chagrin, mon corps tremblant de honte et d'incrédulité. Comment pouvait-elle être si indifférente, si préoccupée par cette exposition de sculptures, alors que notre fils, notre Paul, gisait sans vie, lui qui travaillait pour nous, pour payer nos dettes, pour nous rendre fiers ? Le cœur brisé, le doute s'est insinué, un poison lent et amer. Puis, à la morgue, le choc : Isabelle, radieuse à la télévision, célébrant le triomphe de Lucas Leclerc, le fils de son amour de jeunesse, Antoine, au moment même où je reconnaissais le visage pâle et immobile de notre Paul. Ce fut le coup de grâce. Une rage froide, implacable, a commencé à consumer l'homme brisé que j'étais. Mon fils était mort pour financer la vie de sa mère et de son amant. Non, je ne l'attendrais plus. Jamais.
Le Secret de Jeanne
La nuit était tombée sur l\'appartement de Jeanne et Marc, une douce lueur drapant leurs corps enlacés, promettant une intimité rassurante. Mais sous la surface, une anxiété sourde rongeait Jeanne, un pressentiment glaçant que les battements de cœur réguliers de Marc ne parvenaient plus à apaiser. Puis, le cauchemar prit forme : Marc, son amant, sa promesse, révélait une cruelle vérité. Non seulement il n\'avait pas pris de précautions, mais il avait méticuleusement planifié sa destruction. Une voix basse et moqueuse, entendue par hasard, dévoilait l\'horreur : une grossesse orchestrée, l\'humiliation publique, la ruine de sa carrière, tout cela pour que Sophie, sa meilleure amie, puisse s\'emparer d\'une bourse convoitée. Le verre échappa aux doigts de Jeanne, se brisant en mille éclats sur le carrelage, un écho assourdissant à son cœur fracassé. La trahison la submergea. Son amour, son talent, son avenir, son corps même, étaient devenus de simples outils dans le plan sordide de Marc et Sophie. L\'humiliation était intolérable, la douleur physique. Comment une telle monstruosité était-elle possible ? Comment ceux qu\'elle aimait et en qui elle avait une confiance aveugle avaient-ils pu ourdir un complot aussi machiavélique ? Ce n\'était pas une simple rupture, mais une anéantissement orchestré. Dans l\'ombre de cette nuit glaciale, Jeanne prit une décision irrévocable. Alors qu\'il la croyait brisée, anéantie, elle se releva, le cœur habité par une rage froide. Elle ne les laisserait pas gagner. Dès l\'aube, elle fuirait, loin, pour renaître de ses cendres.
Le Pas de la Muse
Entrée au prestigieux ballet De Valois à dix ans, j\'ai appris la danse, mais surtout l\'obéissance, modelée en une «muse» pour le chorégraphe prodige Louis, petit-fils de la directrice, Mme de Valois. Un soir, mon destin a basculé quand Mme de Valois, d\'une voix de glace, m\'a ordonné de devenir la maîtresse de Louis, pour «stabiliser» son génie, faisant fi de ma liberté chèrement acquise après une précédente relation toxique. Face à son rejet glacial, ma tentative de séduction a échoué lamentablement, me valant les railleries des autres danseuses et l\'ultimatum de la matriarche : une semaine pour réussir, ou tout perdre. L\'humiliation et le désespoir m\'ont poussée à l\'impensable : droguer Louis avec un aphrodisiaque, orchestrant une nuit que je savais nécessaire, mais qui me laissait un goût amer de transgression, le piège s\'est refermé. Ma survie passait avant tout, et la liberté que Mme de Valois me faisait miroiter devenait le seul horizon; je devais forcer le destin, même si cela me répugnait.
Haute Couture, Basse Vengeance
La tête d'Élise Dubois était lourde, le sourire doux d'Antoine, son amour de jeunesse, le verre de vin tendu vers elle : tout s' est évanoui dans un brouillard cotonneux. Dès qu'elle a repris conscience, des voix filtrent, des murmures conspirateurs qui brisent son cœur : celle d'Antoine et de son associée, Chloé, tramant de voler son défilé, le couronnement de sa vie de créatrice. Antoine simule une sollicitude parfaite à l'hôpital, inventant une chute et des contusions, mais elle devine le mensonge derrière ses yeux, chaque mot est un poison qui la ronge. Une phrase, « Elle ne pourrait jamais me laisser tomber… elle reviendra toujours. C' est moi qui l' ai faite, elle m' appartient », prononcée par Antoine qui la croit inconsciente, révèle l'étendue de son arrogance et la transforme en une pierre froide. Elle se saisit alors de son téléphone et, dans un murmure rauque, prononce les mots qui scellent son destin et préparent sa revanche : « Marc… épouse-moi. »
Le Piège du Neuvième Cycle
Neuf fois. Neuf fois, j'ai affronté la mort, revivant sans cesse le même cauchemar. Mon unique but ? Sauver Léa Moreau, l'héroïne de ce roman dans lequel j\'étais prisonnière, des griffes de Marc Lambert. Huit fois, j'ai échoué, sacrifiant ma vie pour elle, finissant percutée par une voiture, chutant d'une falaise, ou empoisonnée. Chaque réincarnation apportait son lot de souffrances inouïes, m'arrachant un peu plus de mon humanité. Puis, à la neuvième tentative, j'ai décidé d'abandonner, préférant la mort définitive à la lutte incessante. Mais la voix glaciale de ce système m'a avertie : « Échec de mission, punition assurée. » Pourtant, alors que ma décision était prise, ils sont entrés. Léa, angélique et cruelle, et Marc, charismatique et méprisant. Pour eux, je n'étais qu'un pion, une nuisance à écarter. « Camille, tu es encore là ? » a lancé Léa, m'humiliant devant l'homme pour qui j'avais tout donné. Puis, Marc, d'un geste abject, a écrasé le seul souvenir de ma mère, me brisant un peu plus. Ma récompense pour huit morts ? Trahison, torture et humiliation, alors que Léa ordonnait : « Donnez-lui une leçon qu'elle n'oubliera pas. » Désespérée, mais brûlante d'une haine nouvelle, je me suis promis que cette torture prendrait fin. Le souvenir d'une autre Léa, celle qui m'avait sauvée, me déchirait, accentuant la douleur. Comment l'ange que j'avais connu avait-il pu se transformer en ce monstre, cette marionnette de Marc ? J'étais à genoux, ma force brisée, mon cœur glacé, quand un plan, une ultime vengeance, germa dans mon esprit. Plus jamais je ne serais leur victime. Je ne fuirais plus. Cette fois, j'allais me battre. Et je gagnerais.
Dubois : Le Retour
« Oui, Papa. J'ai pris ma décision. Je rentre. » Après cinq ans d'absence, Camille Dubois annonce à ses parents qu'elle quitte tout à Paris pour revenir auprès d'eux. Mais une phrase, prononcée par sa mère, fait basculer son monde : « Et Pierre ? Il doit être si heureux, n'est-ce pas ? » La mention de Pierre brise son masque de calme, révélant la froide vérité : « Pierre et moi, c'est fini. » Ce soir-là, lors d'une mondaine réception, elle découvre la raison. Pierre, l'homme pour qui elle a tout sacrifié, se pavane avec Sophie Moreau, une influenceuse célèbre. Pire encore, Sophie lui annonce leur mariage imminent, en mandarin, pensant Camille ignorante. Le visage de Pierre, son silence complice, et les moqueries de ses "amis" achèvent de la briser. Elle, l'héritière de l'empire Dubois, traitée de parvenue, de fille sans nom ni fortune. Le choc est brutal, la trahison intolérable. Elle serre les poings, le feu de la vengeance brûle dans ses yeux. La décision est prise : il est temps de récupérer ce qui lui revient de droit. Elle va leur faire regretter, à tous, de l' avoir sous-estimée.
Le Secret des Vignes : Deux Vies pour un Seul Amour
J'ai passé trente ans de ma vie à haïr mon mari, Étienne, persuadée qu'il aimait une autre et qu'il était la source de mon malheur. Sur mon lit de mort, empoisonnée, j'ai cru le tuer en retour, mais c'est là que j'ai entendu ses derniers mots, bouleversants, ordonnant qu'on me donne l'antidote, révélant qu'il m'avait secrètement sauvée. Le regret m'a transpercée : j'avais haï l'homme qui m'aimait, sans le savoir, et notre vie n'avait été qu'un tragique malentendu. Puis, l'obscurité a éclaté en lumière : j'étais de retour, à dix-neuf ans, au moment exact où mon destin avec Étienne avait commencé, trempée par la pluie glaciale. Cette fois, je savais qu'il était temps de briser le cycle de la haine et de l'incompréhension, et de me choisir, quitte à le laisser partir pour toujours.
Au-delà du Passé : Mon Amour dans les Vignes
Ma grand-mère m'a toujours dit que notre don était à la fois une bénédiction et une malédiction. Dans ma première vie, j'ai tout donné pour guérir Victor de Courtenay, l'héritier d'un empire du champagne. En retour, je suis devenue son épouse, mais son cœur appartenait à Chloé. Quand Chloé est morte, Victor m'a accusée et m'a forcée à produire mon essence jusqu'à mon dernier souffle, me laissant mourir vidée de ma force vitale. Pourtant, juste avant de mourir, j'ai surpris une vérité déchirante : Chloé n'était pas morte accidentellement, elle avait été éliminée par l'épouse d' un banquier avec lequel elle avait une liaison. Ma vie entière n'était qu'une blague tragique, construite sur les mensonges et les manipulations. À ma mort, je n'ai connu que la trahison, l'épuisement et le désespoir d'une existence volée. La haine et la déception ont été mes derniers compagnons. Mais maintenant, je suis de retour. Et cette fois, je ne serai la sauveuse de personne, surtout pas la sienne.
Le PDG, la Garce et le Secret Mortel
Mon âme s'est échappée de mon corps, flottant au-dessus de la Seine, et le premier acte que j' ai vu fut le plus cruel : les fiançailles de mon mari, Étienne, avec Chloé, la femme qui avait fait de ma vie un enfer depuis le lycée. J'étais invisible, un fantôme sans poids, tandis que mon corps gisait quelque part dans l'eau sombre. Avec la dernière parcelle de ma conscience, j'ai envoyé les preuves de mon harcèlement aux médias. Mais au lieu de la justice, j'ai vu Étienne défendre Chloé, son visage dur et sans pitié, me traitant de « jalouse » et de « folle ». Il m'a fait interner de force dans un sanatorium isolé, effaçant ma trace pour le monde, avant ma mort trois ans plus tard. Quand Étienne a finalement eu besoin de mon talent de parfumeuse pour Chloé, il a appris ma mort. Mais il a refusé d'y croire, convaincu que ce n'était qu'une autre de mes « manipulations ». Aveuglé par sa rage, il a torturé mon frère, Julien, et sa propre mère retrouvée, Isabelle, que j'avais secourue d'un sanatorium. Il ne voyait que des complices à ma prétendue supercherie. Comment un homme pouvait-il devenir ce monstre ? Comment pouvait-il détruire les siens pour une menteuse, ignorant mes cris silencieux, mes os dans la tombe, et la vérité ? Je devais le suivre, comprendre cette folie. Mais personne ne m' avait crue vivante, personne ne me croyait morte. La seule justice possible passerait par sa propre main dévastatrice.
Renaissance au Bord du Rhin
J'étais juste une vigneronne en Alsace, ma vie simple, dédiée à mon fils Léo et à son père, Jean-Luc, gendarme mobile en région parisienne. Notre union était scellée par un PACS, notre famille semblait complète. Mais une formalité, une simple inscription scolaire pour Léo, a fait exploser mon monde. Au téléphone, la secrétaire de mairie a révélé l'impensable : Jean-Luc avait déjà déclaré un enfant pour les allocations, un certain Hugo, avec une femme nommée Camille. Sa femme. Mon cœur s'est glacé. Mon compagnon, le père de mon fils, était marié en secret. Léo, notre Léo, devenait l'enfant illégitime, la honte du village. Et la trahison ne s'est pas arrêtée là. Jean-Luc m'a proposé l'inimaginable : que Léo parte avec lui à Paris en se faisant passer pour son neveu. Le souvenir de ce corps à corps sur la place publique, la gifle retentissante de Jean-Luc sur le visage de Léo, traitant son propre fils de « bâtard » et de « paysan mal élevé », me hante. Comment un père peut-il renier ainsi sa chair, son sang, pour le bien de sa carrière et d'une image ? Alors que l'odeur du Rhin et le poids de mon échec me submergeaient, une lumière s'est allumée. J'étais de retour, vivante. Léo était à mes côtés. Je n'étais plus la victime désespérée. Cette fois, j'allais me battre. J'allais transformer la douleur en une force inarrêtable.
Saveurs Amères, Destin Sucré
À 18 ans, j'étais Amélie, la prodige de la pâtisserie lyonnaise, sur le point de conquérir la finale du Meilleur Apprenti de France. Mon rêve s'est brisé en direct à la télévision, quand on m'a accusée de tricherie, un micro-écouteur caché dans ma broche. L'humiliation fut telle que mes parents, incapables de supporter la honte, se sont suicidés, et mon cœur a lâché dans le froid glacial de ma cellule. Qui ? Pourquoi cette haine si féroce de la part d'inconnus, détruisant tout ce que j'avais ? Mais au lieu de la mort, je me suis réveillée dans ma chambre, la veille du drame, avec la voix de Chloé, ma meilleure amie, me souhaitant une bonne nuit.
La Moisson de la Trahison
Au fond de ma fromagerie, un soir, mes mains trouvaient la paix loin du grand château où régnait ma belle-mère. C'est alors que mon mari, Luc, entra, tenant un nourrisson. Il jura l'avoir trouvé abandonné, mais je discernai immédiatement le mensonge et la coûteuse couverture en cachemire trahissant sa perfidie. J'ai pris le bébé, Désiré, décidant de l'élever comme mon propre fils, tandis que vingt ans de patience commençaient. Devant ma belle-mère, qui me raillait pour ma prétendue stérilité, et une société qui me plaignait, je n'ai rien dit. Luc, qui me croyait trop "simple" pour comprendre, continuait sa double vie avec Chloé, m'offrant des cadeaux pour mes "bons services". Ils pensaient me manipuler, me jeter après usage, sans imaginer l'ampleur de ma discrète collecte de preuves qui grandissait. Le soir du triomphe espéré de Luc, où il prévoyait de me répudier publiquement et de présenter Chloé, ma propre surprise allait faire voler en éclats leur monde arrogant et mettre en lumière leur cruauté.
